Marchin – Ossogne     Du 3 au 25 août 2019
20 expositions ouvertes les week-ends + jeudi 15 et vendredi 16 août, de 10h à 19h
  1. À Huy

    En écho à la 9e Biennale de photographie en Condroz, la Fondation Bolly-Charlier accueille à la Galerie Juvénal une sélection d’images des photographes de cette nouvelle édition. 

    Avec Damien Caumiant, une partie de la Collection Contretype, une sélection de photos du Fonds Desarcy-Robyns (des événements, petits et grands, qui ont fait vibrer la Wallonie des années 1940 à 1970 – prêt du Musée de la Vie wallonne), Colin Gray, Idrisse Hidara, Mégane Likin, Renaud Monfourny, Jef Van den Bossche et, en hommage, quelques photos du photographe hutois décédé récemment, Jean-Paul Hubin.

    Vernissage le vendredi 5 juillet de 18h30 à 20h30
    Exposition ouverte du 6 juillet au 25 août 2019
    Du jeudi au dimanche, de 14h à 18h
    + les samedis 6 juillet et 2 août, de 10h à 14h à l’occasion de l’ouverture du marché Circ’Huy-Court
    + du mercredi 21 au dimanche 25 août, de 18h à 22h à l’occasion du Festival d’Art de Huy

    Exposition à la Galerie Juvénal
    Place Verte, 6 à 4500 Huy
    www.fondationbollycharlier.be
    Infos : Centre culturel de Marchin, 085/41.35.38



  2. À Grand-Marchin


  3. 1. La "Cure"

    Nathalie Amand (Belgique, 1968)

    Nathalie Amand est professeure à l'Académie des Beaux-Arts de Tournai. Pratiquant l'argentique et le moyen format depuis toujours, elle affectionne les mises en scène et la photographie en studio. Elle publie à l'occasion de la biennale sa première monographie, Parêtre, aux éditions Yellow Now (série Angles vifs). 

    La photographie entretient un rapport complexe et subtil avec la réalité : elle la reproduit de manière fidèle mais ne l’est pas puisqu’elle est soumise au regard subjectif du photographe. 

    « Cet état de fait m’a toujours poussée à fabriquer mes images. J’interviens et je manipule le réel lors de la prise de vue. Essayer de montrer les choses telles qu’elles sont m’intéresse peu, ce qui compte pour moi est la relation que j’entretiens avec elles au moment où je les photographie. J’aime montrer ma propre vision des choses plutôt que les choses elles-mêmes. La photographie doit me surprendre et m’apporter un regard différent sur ce qui m’entoure. En ce sens elle est un témoignage de ma relation au monde, elle est expérience. Mes recherches sont essentiellement axées sur les notions du temps à travers des thèmes picturaux classiques tels que le nu, l’autoportrait, le portrait, le paysage, la nature morte et les vanités. Ceux-ci sont abordés de manière théâtralisée sous forme de séries réalisées pour la plupart au grand et moyen format. L’aspect esthétique y prend une part prépondérante afin de mettre en évidence la beauté et la fragilité en toute chose et nous amener à nous interroger sur nous même. » (N.A.)

    www.nathalie-amand.fr


  4.  


  5. 2. Le Centre culturel de Marchin

    Un choix parmi les collections de Contretype, Centre pour la photographie contemporaine à Bruxelles, Cité Fontainas, 4A à 1060 Bruxelles

    C’est en 1978 que Jean-Louis Godefroid (1952-2013), photographe diplômé de l’école « le 75 » crée l’asbl Contretype afin de diffuser la photographie d’auteur en fédération Wallonie-Bruxelles et à l’étranger. Il organise des expositions dans son appartement (Paul Horst, Robert Rauschenberg, David Hockney, Peter Downsbrough, Robert Mapplethorpe, Karl Blossfeldt, Willy Zielke, Roger Kockaerts, Gilbert Fastenaekens...).

    Tout en associant des activités dans les domaines de la production, de la diffusion, de l’édition de livres et de portfolios, Contretype contribue au développement de la carrière artistique d’auteurs photographes et crée des liens entre artistes, publics et médias.
    En 1988, Contretype s’installe dans l’hôtel de maître Art Nouveau d’Edouard Hannon, membre fondateur en 1874 de l’Association belge de photographie. De multiples expositions y seront présentées, parmi lesquelles Joel Peter Witkin, Charles Leirens, Serge Vandercam, Julien Coulommier, Daniel Brunemer, Paul Den Hollander...

    En 1997, Contretype met sur pied un programme de residences d’artistes pour photographes belges et étrangers – y ont participé entre autres : Alain Paiement (Qc), Bernard Plossu (F), Elina Brotherus (Fi), JH Engström (S), Philippe Herbet (B). Ce projet permet aux artistes de mener une réflexion sur leur propre travail et d’élaborer un projet photographique dans le contexte particulier de la ville de Bruxelles. Sur base de ces résidences, l’association a constitué une collection d’œuvres photographiques comprenant à l’heure actuelle près de 250 œuvres. Depuis fin 2014, Contretype poursuit ses activités dans un autre bâtiment prestigieux de la Commune de Saint-Gilles : la Cité Fontainas.

    L’exposition de la Biennale montre un choix parmi la collection : Marie-Noëlle Boutin (France, 1971), Elina Brotherus (Finlande, 1972), André Cepeda (Portugal, 1976), Vicente de Mello (Brésil, 1967), Angel Marcos (Espagne, 1955), Bernard Plossu (France, 1945), Sébastien Reuzé (France, 1970), Satoru Toma (Japon, 1976).

    www.contretype.org


  6. Renaud Monfourny (France, 1962)

    Né en 1962 et élevé à la campagne, Renaud Monfourny attrape le virus en adhérant au photo-club local à l’adolescence. D’une école de photographie, il ne retiendra qu’un diplôme supérieur « bien inutile » (dixit l’intéressé) et entretiendra surtout sa passion en découvrant l’histoire de son médium. Dans les années quatre-vingt, il enseigne la photographie à l’école d’architecture de Paris-Conflans, multiplie les projets personnels, collabore avec la presse et participe à l’aventure de plusieurs journaux, dont un perdurera : la revue Les Inrockuptibles. Depuis les années 90, il se consacre uniquement à ce magazine et poursuit ses travaux personnels.

    Membre fondateur et photographe principal des « Inrocks », il a contribué à l’identité visuelle du journal à travers ses portraits en noir et blanc, frontaux et frappants, qui ont fait ouvrir les yeux tout grands à une génération métissée qui découvrait, du même coup, que le rock était aussi une façon d’écrire, de se comporter et de s’intéresser. Depuis près de trente ans, il photographie les figures les plus emblématiques de la musique, de la littérature et des arts, de Godard à Björk, de Gainsbourg à Kurt Cobain, de Leonard Cohen à Eric Cantona, etc. D’autres séries le voient explorer le nu, la nature morte, le paysage ou la symbolique éparse des trottoirs urbains.

    Il continue aujourd’hui de capturer la scène artistique, tant connue qu’indépendante, et son œuvre, célébrée à présent dans le monde entier et même à Paris (expo à la MEP en 2016) lui vaut d’être invité à maints événements et festivals. Ni bourse, ni prix (ni médailles, ni fleurs, ni couronnes etc.). Il a exposé à Buenos Aires, Tokyo, Bruxelles, New York, Berlin, Lausanne, El Salvador, Thessalonique, Madrid. Il anime un blog d’actualité culturelle : http://blogs.lesinrocks.com/photos. Un recueil d’environ 130 portraits photographiques, Sui Generis, est paru en 2016 aux éditions Inculte ; un autre sur le Velvet Underground aux éditions du Caïd. Plus d’un fil de son passé, de toute façon, le relie à la Belgique — et plein de bonnes raisons l’amènent dans le Condroz.

    www.renaudmonfourny.com


  7. 3. Le “Bistro”

    Svetlana Kureicik (Biélorussie, 1972)

    Titulaire d’un diplôme de graphiste et de vitrailliste du Collège des Arts de Babrouisk, artiste multiforme, Svetlana Kureicik est aussi poète et photographe.  S’intéressant aux traditions ancestrales biélorusses qui restent vivaces, elle photographie son pays qu'elle parcourt avec la Moskvitch de son père, attentive au quotidien des petites gens et à une actualité locale, peu spectaculaire. Elle travaille comme éditrice artistique et photographe au journal Minskaya Pravda et est aussi correspondante pour le site Internet MLYN.BY et pour le journal russe Soyouiznoyé Gosoudartsvo. En 2018, elle a remporté le concours de presse de la région de Minsk et a été élue meilleure photo-correspondante. De son exposition Avec l'amour des compatriotes, Svletana dit : « En partant à chaque mission pour la Minskaya Pravda, je ressens une émotion joyeuse, parce que, chaque fois, je fais la connaissance de nouvelles personnes. (…) Les gens modestes, particulièrement dans les villages, sont très sensibles à la sincérité. Ils sont purs et confiants comme des enfants et ils s’ouvrent à vous. C’est un réel échange pendant une après-midi, qui parfois se prolonge dans la soirée. L’essentiel est de transmettre avec respect, avec amour, ce que ces personnes ont partagé de leurs vies. Je fais les photos avec l’amour de la Biélorussie. »

    www.instagram.com/kzikzeo


  8. 4. Chez M. et Mme Colson

    Idrisse Hidara (Belgique, 1986)

    Idrisse Hidara vit et travaille à Liège ; il a étudié la photographie à l'Ecole supérieure des Arts Saint-Luc. 
    « Mes images sont des fragments de vie que je capture lors de voyages ou tout simplement dans mon quotidien. Je suis très sensible aux teintes et à la densité de mes images, et fortement attaché à la lumière : c’est ce qui laisse planer une espèce d’intemporalité, marquée d’un mystère ou d’une certaine forme de poésie. J’aime cadrer de manière neutre et prélever l’essence même de ce qui m’a poussé à photographier. Dans le cadre de la Biennale, je présente mon projet Un voyage dans l’ombre. Cette série est née lors de ma première découverte des Etats-Unis. C’est à travers l’ombre et la lumière que j’ai décidé de partager mon voyage. J’avais envie de me détacher du réel afin de créer ma propre histoire. Une vision nourrie par les images photographiques, cinématographiques ou picturales qui hantaient mon esprit. C’est dans ces clairs-obscurs que je me sentais le plus proche de cet univers onirique. Des photographies dans lesquelles plane un certain doute, un certain mystère, qui invite le spectateur à se créer sa propre histoire. » (I.H.) 

    www.idrissehidara.be

     


  9. 5. L'Église de Grand-Marchin

    Cendrine Genin (France, 1968)

    Auteure et photographe installée à Lyon, Cendrine Genin est directrice de l’association Envols d’Enfance, qui entend faire se rencontrer des artistes et des enfants malades. Elle propose essentiellement, dans le cadre de la biennale, des images extraites de la série Nunc Stans, photographies sur verre et sur vitrail, présentées sous forme d'installation.  
    « Je recherche l’intime, la rencontre, pour donner forme à la matière. Etre suffisamment loin pour dire mais suffisamment près pour toucher. Me glisser entre l’immense et l’infiniment petit. Mon regard s’attache aux failles du vivant. Ce qui surgit se fait sans moi, ne m’appartient pas. Je peux alors proposer à l’autre cet espace ouvert. Je cherche. Chaque image est souffle, respiration. Mon ressenti est mon vivre, je ne sais jamais ce qui va s’inscrire en premier de la trame, l’émotion ou la matière. Cela n’implique aucune notion de temporalité. Comme un fil tendu dans un tracé invisible. La photographie est pour moi ce qui se rapproche le plus de l’instant. Je photographie dans l’ici et maintenant. » (C.G.)

    www.cendrinegenin.com


  10. Mégane Likin (Belgique, 1994)

    « Récemment exposée à La Boverie et sélectionnée pour le prix de la création, proche de Charles-Henry Sommelette, Mégane Likin a traversé le bain propice ou le laboratoire nourricier de l’Académie des Beaux-Arts de Liège, puis le déclic libératoire, salutaire, d’un départ pour l’Angleterre. En chemin : des soutiens, des amis. Dans le lointain des références : les solitudes et les attentes d’Edward Hopper, et puis la bouleversante Jeune orpheline au cimetière de Delacroix. Enfin, courageusement posée sur un horizon plus éloigné encore, La recherche du temps perdu de Marcel Proust...
    À mieux envisager cette jeune praticienne multidisciplinaire (photographe, mais aussi et surtout dessinatrice et peintre, de formation et de prédilection...), on comprend peu à peu qu’il ne s’agit pas que de contemplation ni même vraiment de paysage dans ce travail ; elle peint des souvenirs, résurgences vagues et précises qui pourraient être les nôtres, et dont la fragilité et l’apparence d’inachèvement nous font comprendre qu’ils émanent d’une matière changeante, évolutive. La mémoire n’est pas faite d’instants gravés pour l’éternité, immuables, comme a parfois tenté de nous le faire croire certaine pratique de la photographie. Elle est au contraire mouvante et ondoyante comme un ciel que font et défont les nuages, s’approche et repart comme une mer renouvelée. Et la voilà qui peint des choses qui ne bougent pas, dans le même temps où elle photographie des ombres à peine mobiles – dans un style légèrement connoté voire suranné, qui n’est pas sans évoquer certaines avant-gardes historiques, et le langage neuf des années 1920... Avec une délicatesse et une qualité de silence qui déjà n’appartiennent qu’à elle, Mégane Likin nous invite, à travers différents médiums, à une forme d’écoute et d’attention : dans le sapin rigide et déplumé, sous la brindille figée ou le sable rare, pour qui sait l’entendre, tout bouge, tout bruisse ; la moindre vie hésite, résiste — et timidement séduit. » (Emmanuel d’Autreppe, nov. 2018) 

    meganelikin.wixsite.com/bleu


  11. 6. Ferme de l'Aître

    Colin Gray (Ecosse, 1956)

    Né à Hull en 1956, Colin Gray a étudié au Royal College of Art de Londres ; il vit et travaille à Glasgow. Il a commencé à prendre des photos de ses parents dans les années 1960, à l’âge de 5 ans ; saisissant l’occasion de petits événements familiaux, des vacances ou des fêtes, on lui permettait de déclencher et Gray commença à collecter les instantanés captés dans des appareils rudimentaires (la « brownie box » au format carré). Au cours de la quarantaine d’années qui suivirent, cette série a pris corps et nourri un propos très personnel, documentant ses parents aimants, les photographiant en train de travailler, d’accomplir des tâches ménagères, mais aussi de jouer – pour leur seul plaisir ou avec la complicité facétieuse de ce fils metteur-en-scène. Cette proche collaboration a donné lieu notamment à la série The Parents (montrée au Musée de la photographie à Charleroi en 1996, puis partiellement dans le cadre de la seconde biennale de photographie en Condroz). In Sickness and in Health, le volet suivant publié chez Steidl Mack en 2014, tient la chronique de ses parents jusque dans la vieillesse, la maladie, la perte, l’ultime séparation suite au décès de sa mère. Pudique, sensible, bouleversante, cette série a valu au photographe une plus ample reconnaissance internationale, tandis que d’autres travaux (Do Us Apart, à propos d’un père et sa fille ; ou What Did You Do en 2003, où il ramenait son père sur les traces de son avancée lors de la Seconde Guerre mondiale, sur le sol européen) se poursuivaient en parallèle.
    Photographe atypique au sein de ce registre du « documentaire familial » comme seuls les Anglais savent en produire, exceptionnel surtout de finesse, de profondeur et d’humanité, Colin Gray a exposé dans le monde entier, notamment : Kunsthal, Rotterdam ; Encontros da Imagem, Braga, Portugal ; Maison de la photographie, Prague ; Street Level Photoworks et le Centre australien de la photographie à Sydney. Son travail est édité ou mentionné dans de nombreuses publications dont The Photograph as Contemporary Art, ouvrage de référence de Charlotte Cotton.

    blog.imagesource.com/colin-gray-interview/


  12. Expo-projection ouverte à tous

    Projection d'images proposées par des photographes amateurs et professionnels (appel à propositions).

    Le centre culturel de Marchin lance un appel à tous, photographes amateurs ou professionnels, pour la réalisation d’une exposition collective de photographies sur le thème « Vibrer ».

    Objet : Faire parvenir au centre culturel de Marchin sous format numérique (1200 x 800 px) de 3 à 5 images à l’adresse de jlecouturier@gmail.com ou de pierremossoux@skynet.be. Mention : « Expo-projection Biennale 2019 ».
    Date limite de réception = le 30 juin 2019.

    L’exposition :
    Un jury composé par les membres de la commission artistique de la Biennale (Rachel Jans et Pierre Mossoux du centre culturel, Jacky Lecouturier et Emmanuel d’Autreppe) sélectionnera au minimum 2 images par participant. L’exposition sera présentée sous la forme d’une projection grand format permanente intégrée dans la vingtaine d’expositions de la biennale.

    Infos : centre culturel de Marchin, Pierre Mossoux, 0499/603045 ou Jacky Lecouturier, 0472/284559 – www.biennaledephotographie.be.


  13. 7. Chez M. et Mme Carton

    Christian Cadet (Belgique, 1946-1988)

    On sait peu de choses de Christian Cadet, amateur éclairé qui fut actif en bord de Vesdre (Trooz et alentours) dans les années septante, avant de remiser ses appareils, pour de bon apparemment, dans les années quatre-vingt. À l’initiative de son fils Raphaël, le travail de Christian Cadet a refait surface il y a peu de temps, dévoilant – d’archives en tirages vintage, de planches-contact en négatifs, le tout relativement dépareillé – un éclectisme et une sensibilité qui valent le coup d’œil, voire la redécouverte. Scènes de famille ou intimes, portraits et nus (notamment en intérieur ou dans la mouvance « flower-power » qui suivit la simplicité et la nudité du mouvement hippie), scènes de bistrot ou de rue, paysages et motifs de proximité servant de prétexte à quelques expérimentations en chambre noire... Très variée, inégale mais laissant régulièrement place à d’heureuses trouvailles visuelles et à de savoureux moments de tendresse ou de pittoresque, l’œuvre de Christian Cadet pourrait faire figure de cousine, plus modeste dans la durée et l’ambition mais pas très éloignée dans l’esprit, de celle de Georges Thiry, avec qui le photographe de Trooz partage une prédilection pour certains sujets et une approche sobre, en noir et blanc, à la fois classique et imperceptiblement décalée, involontaire témoin de son temps parce que curieux de tout...


  14. 8. Chez Pierre Mossoux

    Babs Decruyenaere (Belgique, 1978) 

    Babs Decruyenaere élabore un univers personnel avec les éléments naturels qu’elle trouve dans le monde extérieur. Cailloux, feuilles, coquillages... elle recueille les joyaux naturels qu’elle croise par hasard, lors de longues promenades sur les plages, pour les intégrer dans des compositions bien réfléchies, par association visuelle. Elle ne sort presque jamais son appareil photo ; la sélection, le stockage et la création artistique sont un processus de concentration et de créativité fluide qui se déroule dans l’intimité de son atelier. Tous les objets sont photographiés et catégorisés avant qu’elle ne les réassemble en compositions étonnantes. Ses photogrammes sont des études minimalistes de structures, de lignes, de motifs, où toujours prédomine l'aspect formel, presque abstrait.
    Babs a toujours collecté et collectionné : « Enfant, j’étais très asthmatique et mes parents m’ont envoyée dans un sanatorium sur la côte belge. Je me souviens des longues semaines passées au pensionnat. Tous les vendredis soirs quand je rentrais à la maison, ma mère avait l’habitude de trouver des coquillages, des petites pierres et beaucoup de sable dans les poches de mes vêtements. Il semble que j’ai toujours été une habituée de la plage... J’ai juste besoin d’être près de la mer de temps en temps. Pour me vider l’esprit, me sentir libre et reprendre mon souffle. (...) Je trouve étonnamment satisfaisant d’organiser et de structurer mes archives et collections de découvertes naturelles. Les matériaux avec lesquels je travaille sont fragiles, tout comme les compositions que je propose. C’est peut-être parce que je me suis souvent perçue comme fragile. La nature et la beauté sont pour moi une évasion nécessaire. Ils m’offrent un monde où je peux respirer librement et être forte, indépendamment de ma santé plutôt fragile et de ma disposition introvertie. Mon travail me laisse respirer, il me fournit de l’oxygène comme les arbres et les feuilles que j’utilise. » (D'après TIQUE, plateforme pour l’art contemporain, Anvers)

    treeinthedistance.blogspot.com

     


  15. Arpaïs Du Bois (Belgique, 1973)

    Pour Arpaïs Du Bois, dessiner est la continuation de penser. Elle est dessinatrice/penseuse, penseuse/auteure, auteure/dessinatrice. Elle concrétise. Son travail ne s’inscrit ni dans le courant narratif, figuratif, anecdotique actuel ni dans celui de l’abstraction ou du minimalisme renouvelé du dessin contemporain. Bien que tous ses travaux font partie d’un grand ensemble, chaque dessin peut être reçu comme une allégation autonome.

    Son travail aide à ralentir le cours de la vie afin de prendre quelques instants pour s’interroger et poser les questions qui doivent être posées, pour se donner la possibilité de regarder en haut, en bas, de côté plutôt que toujours droit devant. Il y a une dimension politique à son travail, car ce qu’elle produit n’est ni plus ni moins qu’une revendication, celle de mots qui s’opposent au rationalisme de notre époque, de pensées qui par leur fausse autorité réaffirment la dimension proprement humaine de nos vies.

    Pour la Biennale, Arpaïs Du Bois présente la totalité des dessins et des photographies de son blog Instant de jour et dessin d’un soir (arpais.blogspot.com). Pendant dix ans, jour après jour, tous les soirs, Arpaïs a posté en diptyque une photo et un dessin du 16 juin 2008 au 16 juin 2018. Cette archive du temps qui passe, d’un regard qui évolue, d’événements grands ou familiers, d’un monde qui vieillit d’une décennie mais toujours vu à travers les mêmes yeux, est montrée sur écran, comme elle a été conçue. L’on peut s’y attarder aussi longtemps que l’on veut, en croquer un morceau jusqu’à satiété, y revenir plusieurs fois ou s’y perdre complètement. Le flot d’images est montré de façon ininterrompue pendant toute la durée de la Biennale. Arpaïs montre également une sélection de dessins récents (2019) comme un clin d’œil au projet terminé. Car l’ancrage dans le présent et l’analyse du vécu ne s’est pas arrêté le 16 juin 2018. Il est encore le fondement et le moteur de son œuvre.

    Cette exposition se tient avec l’aide de la Galerie Fifty One d’Anvers.

    www.arpaïs.com



  16. À OSSOGNE

     


  17. 9. La ferme de Carine Vrancken (serre)

    Les photos réalisées par les stagiaires du stage photo pour adolescents animé par Sarah Joveneau et Christophe Danthinne.
    Agathe Blomme, Eva Catrain, Pauline Chasseur, Pedro Duchesne, Simon Frippiat, Clara Maes, Coline Monin, Lucie Otto, Line Schaus et Louise Sépulchre.

    © Pauline Chasseur

     


  18. 10. La ferme de Catherine Vrancken (étable ouverte)

    Jef Van den Bossche (Belgique, 1993)

    Jef VDB est un tout jeune photographe anversois, encore étudiant à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Gand. C’est pour un travail scolaire qu’il a réalisé sa série intitulée On a soif, toujours en cours, sur les « volkscafés », les vieux cafés populaires de Flandre qui ne sont pas encore morts.

    « La bonne santé d’un village ou d’un quartier se mesure à son volkscafé. Pour le patron, et sa langue souvent bien pendue, vous n’êtes pas un client : vous êtes Jos, Erik, Inge. Vous parlez à tout le monde et tout le monde vous parle, les gens du quartier se côtoient entre les sansevières, refont le monde, commentent l’actualité, forgent des projets... Le volkscafé est le laboratoire social du quartier. Quand Jos, Erik ou Inge, les avocats et les ouvriers du bâtiment, les esprits créatifs, les donneurs de leçons, les misanthropes et les philosophes ne peuvent plus s’accouder au comptoir ou s’asseoir aux tables du volkscafé, le village ou le quartier est comme condamné. Pour beaucoup, le volkscafé est le principal point de ralliement, le lieu où tous viennent boire un verre et discuter après leur journée. Leur intérieur est souvent en décalage avec les décors qu’on rencontre aujourd’hui dans les villes modernes. Ils évoquent une époque révolue. Le nombre de ces établissements a fortement diminué au cours de la dernière décennie, et avec eux, la fonction sociale remplie par ces lieux de vie. Nombre de clubs, des équipes de foot ou associations colombophiles, y ont été fondés. Leur disparition contribue à l’individualisation de notre société. Alors que la culture brassicole belge a été reconnue comme patrimoine immatériel par l‘UNESCO le 30 novembre 2016, on peut s’interroger sur la disparition de ces lieux de consommation et sur les raisons de la non-protection de ce patrimoine belge... » (J.VDB.)

    A l’avenir, Jef aimerait également mettre des cafés de Bruxelles et de Wallonie en avant... Avez-vous une bonne adresse à lui recommander ?

    www.behance.net/jef_vdb


  19. 11. L’église d’Ossogne

    Damien Caumiant (Belgique, 1982)

    « s’engager
    s’abandonner (parfois) aux formes, aux couleurs, à la vie
    marcher, éprouver, (s’)épuiser
    respirer
    marcher encore
    trouver son rythme
    glaner
    la démarche est une question d’allure. » (D.C.)

    La pratique de Damien Caumiant s’articule autour de l’idée du déplacement, de l’exploration du territoire et de l’espace. Au cours de ces dernières années, différents projets abordent cette thématique (Marche en marge, Black Sea Loop, La descente, ...) Des virées en roue libre, en quête de bouts, de seuils, de bords.
    Avec ce dernier travail, le cadre et les contraintes géographiques s’effacent pour s’ouvrir sur une démarche plus personnelle, une quête intime, une méditation dans les replis du monde et quelquefois, entrer en résonance avec lui.
    Après avoir fait des études à l’Institut des Beaux-Arts Saint-Luc à Liège et à l’ERG à Bruxelles, Damien Caumiant travaille comme photographe freelance en Belgique et ailleurs.

    www.damiencaumiant.eu


  20. Henri Evenepoel (Belgique, 1872-1899)

    Henri Evenepoel est un peintre, dessinateur et graveur belge, né à Nice en 1872 et mort à Paris en 1899. Malgré son décès prématuré, il n’avait que vingt-sept ans, il a laissé un héritage pictural exceptionnel. Il fut un peintre de la vie moderne, de l’enfance et de la tendresse. Il avait assimilé l’Impressionnisme, l’école de Pont-Aven et le mouvement Nabis. Certaines de ses toiles peuvent annoncer le Fauvisme.
    Lors d’une exposition-hommage qui lui fut consacrée en 1972 au Musée d’Art Moderne de Bruxelles, le conservateur Philippe Robert-Jones écrit : « ... Œuvre merveilleusement attentive dans l’émerveillement du monde de l’enfance, œuvre intensément vivante dans le saisissement de l’instant qui passe, œuvre profondément sensible dans l’approfondissement, non d’un simple modèle, mais d’une figure contemplée et cernée. Ouvert à l’admiration comme au conseil, Evenepoel a su affirmer, dans la brièveté du temps qui fut le sien, son désir d’exister... » 
    Evenepoel aimait la photographie. C’est en 1897 qu’il fit connaissance avec ce nouveau moyen d’appréhender la réalité et de capter ses instantanés. En deux ans et demi, il réalisa environ neuf cents prises de vue avec son petit pocket-Kodack. Sa famille et des scènes de la vie parisienne sont ses thèmes favoris. Ses photos, qu’il utilise régulièrement comme études préparatoires pour ses tableaux, témoignent d’une grande tendresse et d’un sens aigu de l’observation.
    Les photographies de cette exposition ont été aimablement prêtées par Monsieur Laurent Busine. Elles proviennent des collections des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique.


  21. 12. L’ancien moulin de M. et Mme Verlaine

    Matthieu Marre (France, 1980)

    Matthieu Marre est un photographe bientôt quadragénaire, tenace et discret, d’origine française, installé à Bruxelles. Après des études d’anthropologie (Master), il réalise un travail sur les soins palliatifs, et par la suite un documentaire sur la marginalité dans le système hospitalier. Depuis 2001, Matthieu Marre photographie constamment : il s’intéresse à l’intime et « espère y déceler une sincérité des choses ». Il fait de la photographie un regard décalé sur les évidences qui nous sont données, un regard amoureux empreint d’une forme de distance et de mélancolie. Ses photographies n’ont « pas de destination précise » : une même photo contient en elle plusieurs discours, elle « dépend d’un ensemble de perceptions et de sentiments dont on est pétri à la prise de vue ». Ces images appartiennent en ce sens à un ensemble de fictions, d’orientation autobiographique, décomposées par la suite en séries. Les sens – outre le vue, l’odorat et le toucher, surtout – y tiennent une place prépondérante.

    En 2015 il a publie L’oublié aux éditions Yellow Now (Liège). En 2016, il intégrait le studio Hans Lucas. Après une première participation lors de l’édition 2015, il retrouve la Biennale de photographie en Condroz à l’occasion d’une mission d’un an, qui lui a été confiée pour traduire son sentiment de la région, de la vie que l’on y vit, des questions que l’on s’y pose, des réponses que l’on y trouve – ou pas.

    www.matthieumarre.com


  22. Marie Sordat (France, 1976) 

    Née en France, Marie Sordat vit et travaille en Belgique. Depuis 2004, ses images sont présentées en festivals, musées et galeries à travers le monde (Allemagne, Espagne, Japon, Mexique, Cambodge, Géorgie, Slovaquie, ...) et publiées régulièrement en catalogues, livres ou revues (Lannoo Editions, Filigranes Editions, « Halogénure », livres d’artiste, ...) ; sa première monographie, Empire, est parue aux éditions Yellow Now en 2015. Elle enseigne la photographie à l’INSAS, participe à des jurys, dirige de nombreux ateliers – dont celui, en résidence, de cette 9e biennale. Elle est par ailleurs commissaire indépendante et a dirigé l’exposition et le catalogue Le Regard exercé à l’ISELP en 2013, puis en 2018 l’exposition Eyes Wild Open pour le Botanique (ainsi que le livre aux éditions André Frère). Elle a figuré parmi les lauréates 2012 du Prix Virginia pour les femmes photographes. Son travail est représenté par Box Galerie (Bruxelles).

    « Mon objectif n’est ni de faire du documentaire, ni une recherche autobiographique, mais plutôt de mettre en image le silence et l’incompréhension » : équilibre délicat mais approche radicale qui vaut aussi bien pour les accents intimes de son travail que pour ses récits de vie ou de voyage. « Venant d’une formation cinématographique, je travaille toujours mes séries comme un film, avec un début, une fin, utilisant les lieux et les personnages en tant que valeur allégorique ou plastique. Je privilégie souvent le rythme musical des images, cherchant à composer tout ce qu’il ne m’est pas possible de dire avec les mots ».
     Et il y a, chez Marie Sordat, des secrets qui ne s’échangent qu’en silence, dans le blanc froid des périodes givrées de la vie, dans l’interstice des murs craquelés, dans l’intervalle d’où nous venons tous et où tous nous cherchons notre billet de retour. Ses photos sont davantage des miroirs mentaux que le strict reflet du monde qui l’entoure, et semblent le plus souvent évoquer la déchirure de la maternité, un coin de voile levé sur un monde en deuil, un retour à l’écriture de la lumière comme surgissement, comme apparition. Il faut ici considérer le paysage comme un état d’âme, ou plutôt les états d’âme comme une forme particulière de paysage. Et, en ce compris, les êtres et les visages, mystères qui vibrent et qui, parmi d’autres mystères, nous entourent ou nous interpellent.

    www.mariesordat.net


  23. Damien Daufresne (France, 1979)

    Damien Daufresne vit et travaille entre Paris et Berlin. Ses photos ont été, depuis une quinzaine d'années, abondamment exposées et publiées à travers l'Europe.
    « La photographie est faite par des voyeurs ou des voyants. Damien Daufresne est de ceux-là. Avec une pureté (je dis bien une pureté, c’est-à-dire une grâce sans imposture ni inquiétude, une modestie en quelque sorte, pas une naïveté ou une mièvrerie) du regard, il saisit des images qui sont autant d’épiphanies. Par son regard porté, il décèle dans ses photographies des fulgurances : comme si soudain il mettait le monde en lumière. C’est là, un instant, et lui sait voir « le petit fait d’écume » : douceur, violence, incandescence mêlées. Je suis bien incapable de le comparer au regard d’un autre, de lui trouver vraiment une parenté quelconque parmi les photographes. On pourrait jouer les rapprochements formels, peut-être, en y cherchant bien. Mais il a trouvé dans la photographie une langue autant qu’une écriture qui n’appartiennent qu’à lui, mystérieuses sans être hermétiques, un chant profond en somme. Ses images sont bien des éblouissements. Si ce n’était des photographies, je penserais que cela n’a jamais été et qu’il l’a rêvé, peut-être. Elles sont pourtant là, contagieuses d’ivresse, comme autant de respirations saisies et immiscées entre le flux et le reflux, avant que la marée du temps, de la nuit, du mouvement qu’importe, ne se retire ou ne vienne tout recouvrir, qu’il n’y ait plus d’empreinte, de présage ou d’indice. Mais il ne produit pas de preuves, il n’est ni sentinelle ni témoin. Il est juste là, comme en miraculeux équilibre à la lisière du monde, nous tenant en haleine, comme si nous n’avions jamais existé et que tout restait encore à venir. » (Caroline Benichou)

    www.damiendaufresne.com 


  24. 13. L’ancienne Brasserie de Mme Belfroid

    Une exposition de photographies de presse provenant du Fonds Desarcy-Robyns, retraçant des événements, petits et grands, qui ont fait vibrer la Wallonie durant les années 1940 à 1970, en partenariat avec le Musée de la Vie wallonne. 


    Eclats
    Instantanés du quotidien vus par les photographes du fonds Desarcy-Robyns (1930 > 1980)

    Conservé au sein des collections photographiques du Musée de la Vie wallonne, l’impressionnant fonds Desarcy-Robyns constitue un témoin privilégié de la vie liégeoise entre les années 1930 et la fin des années 1980.

    Sillonnant les environs, les photographes de l’agence de presse ont pris sur le vif des centaines de milliers de clichés retraçant les événements, petits et grands, qui ont fait vibrer des femmes et des hommes de chez nous. Saisir l’instant, l’émotion, le détail touchant au gré de l’actualité pour illustrer les quotidiens locaux, régionaux voire internationaux, telle était leur mission.

    Tantôt spectaculaires, tantôt plus intimes, les sujets brassés offrent une grande diversité. Expression de notre mémoire collective à la manière d’une chronique du temps qui passe, c’est à travers des scènes de rue, des concours, spectacles, bals, courses, faits divers, cortèges, fêtes, cérémonies officielles et autres manifestations que les reporters-photographes explorent la ville dans toutes ses dimensions pour y capter images et émotions.

    L’exposition Eclats met en valeur leur travail photographique et donne l’occasion de découvrir une sélection de moments de vie, coups de cœur et heureux souvenirs immortalisés.

    Photo : © Musée de la Vie wallonne - Fonds Desarcy-Robyns

     


  25. Les photos réalisés par les stagiaires d'un atelier résidentiel d'une semaine animé par Marie Sordat.


  26. 14. Chez M. et Mme Geurts

    Sarah Seené (France/Canada, 1987)

    Invitée par Brownie, Sarah Seené est une artiste visuelle française basée à Montréal (Québec, Canada) dont l’univers, onirique et poétique, met en lumière des visages, des corps, des humains, où la question de l’intime est centrale. Sarah explore également l’écriture poétique, qu’elle mêle à son travail.
    Ses photographies ont été exposées dans plusieurs expositions personnelles et collectives en Europe et en Amérique du Nord.
    « Mon travail photographique est presque exclusivement analogique. Mes séries sont le fruit de recherches axées sur le concept de résilience dont parle le neuropsychiatre français Boris Cyrulnik. Cette résilience s’est d’abord inscrite dans mon travail par l’intermédiaire de plusieurs séries d’autoportraits au cœur desquelles j’ai moi-même incarné l’objet de mon étude. Il s’agissait alors de questionner mes propres contours face à l’adversité née de plusieurs drames personnels, nichés dans l’enfance et l’adolescence. (...) En 2017, mon travail prend un tournant plus documentaire. J’entame alors un projet important intitulé Fovea qui met en lumière des jeunes québécois malvoyants et aveugles. La résilience est ici évidente et extraordinairement palpable. Fovea rassemble à la fois des photographies 35mm Noir et Blanc développées à la main, des documentaires sonores ainsi que des descriptions d’images en braille et en gros caractères afin de garantir une accessibilité totale et pour tous au moment de l’exposition. Au delà de la poésie des images, c’est un regard tendre et lumineux que ce travail vise à relater, avec force et bienveillance. » (S.S.)

    www.sarahseene.com


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